Koers is religie

L'exposition

"Nous étions des dieux pour les hommes, les seuls dieux qu'ils pouvaient voir de près et avec qui ils pouvaient échanger quelques mots."

Cette célèbre déclaration de Briek Schotte illustre la perception presque religieuse de la course cycliste en Flandre. Hier et aujourd’hui. L’effervescence que le Tour des Flandres crée parmi les supporters, la presse et les coureurs en est peut-être l’exemple le plus marquant. Le quatorzième dimanche de l’année, la Grand Place de Bruges est envahie par une marée humaine de disciples des cyclistes. Grands et petits viennent assister à la joyeuse entrée et à la présentation des dieux du cyclisme au public. Après le signal de départ, la procession prend la direction des Ardennes flamandes, La Mecque du cyclisme pour un jour. Pour les héros commence alors le début d’une croisade, jonchée de pavés, de côtes mythiques et de chutes. Un chemin de croix pour beaucoup. Un seul atteindra le Très-Haut et verra s’ouvrir les portes du Ciel. Pendant des mois, ils se sont préparés à cette « Grand-messe de l’année cycliste flamande ». Avec sobriété et modération comme canon sacré. Avec l’entraînement pour dogme. 

La course est une religion. En Flandre et ailleurs. Cette exposition vous explique pourquoi, à l’aide de deux parcours. Dans les nefs latérales de l’église des Pères, vous pourrez admirer « Le Pèlerinage : la procession des chapelles du cyclisme », tandis que dans la nef centrale, vous pourrez suivre « Le Chemin de croix : martyre du cyclisme ». En chemin, vous serez frappé par des habits de cycliste exceptionnels, un peloton de dieux du cyclisme et l’imposante Croix de Fer. 

Si vous souhaitez savoir plus sur le thème, le livre Koers is Religie (La course est une religion) est idéal! 


Plattegrond Koers is Religie (Paterskerk, Roeselare)

Le Pèlerinage: la procession des chapelles du cyclisme

Les nefs latérales de l'église des Pères accueillent le parcours principal de l'exposition : « le Pèlerinage ». Une procession de dix chapelles thématiques du cyclisme explique de quelle manière et à quel point la course et la religion s’entremêlent. Des thèmes logiques tels que « Les coureurs superstitieux » ou « Les lieux de pèlerinage » alternent avec des sujets moins évidents tels que « Les Pécheurs (Le dopage, un péché mortel) » ou « La course de kermesse (Pourquoi nous devons la course à la kermesse) ». Chaque chapelle du cyclisme est remplie de souvenirs de cyclistes. Parfois très chargées (« Coureurs croyants »), parfois très sereines (« Destin »), parfois équipées de matériel vidéo et audio (« Grand-messe de Flandre »).

Le Chemin de croix: martyre du cyclisme

Quatorze stations et quatorze photos dans la nef centrale de l'église des Pères racontent le « martyre du cyclisme ». La souffrance individuelle des protagonistes est en effet un élément majeur du cyclisme. Disputer une course, c’est aller en profondeur, en baver et dépasser ses limites. Aucun moyen ne permet de mieux capturer la souffrance que la photographie. Le cadre dans lequel se manifeste cette souffrance (un parcours hostile, des conditions climatiques défavorables, un public en délire) crée spontanément un filtre dramatique. La photographie des cyclistes détermine très fortement l’imagerie aux accents souvent religieux qui entoure le cyclisme. Des images aujourd’hui légendaires de cyclistes ressemblent à des études de la descente de croix du Christ ou à une Piétà classique.

Peloton de dieux du cyclisme

Dans la nef centrale, vous verrez une formation composée de vélos de course ayant réellement appartenu à des héros du cyclisme. Petit aperçu de cet impressionnant peloton de dieux du cyclisme : Jules Van Hevel, Nicolas Frantz, Antonin Magne, Briek Schotte, Fiorenzo Magni, Rik Van Looy, Rik Van Steenbergen, Eddy Merckx, Jean-Pierre Monseré, Freddy Maertens, Francesco Moser, Johan Museeuw, Peter Van Petegem, Sven Nys, Stijn Devolder, Frank Vandenbroucke, Tom Boonen, Andy Schleck, Sylvain Chavanel, Philippe Gilbert...

Croix de Fer

À l’emplacement du chœur se dresse la Croix de fer, une croix de plusieurs mètres de haut, composée de vélos soudés entre eux. La Croix de Fer a été réalisée à l’aide de « vélos orphelins » provenant du dépôt de vélos de Gand. Le nom fait référence au légendaire col de la Croix-de-Fer (2068 mètres), dans les Alpes françaises, qui a déjà été à 17 reprises le décor du Tour de France et que les coureurs ont même gravi à deux reprises en 2015.

Calices de la victoire

La Croix de Fer est flanquée de trophées de cyclistes, qui symbolisent la douce victoire après le dur labeur. Ils sont le couronnement du travail. Ils sont les calices de la victoire cycliste. Vous pourrez admirer des trophées de Raymond Poulidor, Sean Kelly, Henri Pélissier, Hugo Koblet, Ferdi Kubler, Franco Ballerini, Stephen Roche, Tom Boonen, Grace Verbeke, Frank Vandenbroucke...

Habits de cycliste

La “Croix de Fer” se dessine sur un mur de maillots de cycliste; un « vitrail » coloré d’habits sacrés de cycliste, remplissant tout un mur, derrière le chœur de l’église des Pères. Parmi les reliques les plus exceptionnelles, citons : Tom Simpson, Eddy Merckx, Fausto Coppi, Charly Gaul, Gerrie Kneteman, Gino Bartali, Bernard Hinault, Sean Kelly, Marianne Vos, Jef « Poeske » Scherens, Lance Armstrong, Bernard Thevenet, Peter Winnen, Roger De Vlaeminck, Marco Pantani...

Boutique du musée

Vous recherchez un livre, un maillot de cycliste rétro, une casquette, un bidon ou un gadget amusant sur le thème de l’exposition « La course est une religion »? Rendez-vous à la boutique du musée. Vous y trouverez aussi des brochures touristiques, des cartes de randonnée cycliste ou pédestre, des livres et des cartes postales.

Jardin du musée

Le jardin du musée se trouve à côté de l’église des Pères. Des tables de pique-nique permettent aux groupes et aux visiteurs individuels de manger ou de se détendre en plein air.


Le film de la campagne

Johan Museeuw est le visage du film de la campagne. Parmi tous les coureurs, il est peut-être celui qui possède le lien le plus fort avec les thèmes abordés par l’exposition. Johan Museeuw a remporté à trois reprises le Tour des Flandres (la grand-messe du printemps cycliste) et autant de fois l’Enfer du Nord, Paris-Roubaix. 

Le Lion des Flandres avait toutefois des appréhensions. Lorsqu’il disputait une course, il avait toujours sur lui un chapelet et a longtemps porté sur son casque un scapulaire. Johan Museeuw a connu la gloire et la tragédie : champion du monde en 1996, frappé par le sort en 1998. Une semaine après son impressionnante troisième victoire au Tour des Flandres, il fait une chute dans la Tranchée de Wallers-Aremberg et se fracture la rotule. Une amputation de sa jambe est envisagée et ses jours sont même en danger. Johan Museeuw se relève pourtant et remportera encore deux fois Paris-Roubaix par la suite (2000, 2002). Entre-temps, le coureur est également victime d’un accident de moto qui le laisse dans un état critique durant plusieurs semaines : le péroné, quelques côtes et l’orbite gauche sont fracturés. Selon ses propres dires, Johan Museeuw n’avait pas son chapelet sur lui lors de ces deux événements tragiques, ni en 1998 lorsqu’il a fait une chute dans la Tranchée de Wallers-Aremberg, ni en 2000 lors de son grave accident de moto. « Hasard ou pas ? », a-t-il déclaré plus tard. 

À la fin de sa carrière, il a transmis son chapelet à Tom Boonen, en qui il voyait son successeur tout désigné. Après s’être retiré de la compétition, il a admis avoir eu recours au dopage à la fin de sa carrière cycliste. Le Lion s’est confessé publiquement et les Flamands lui ont pardonné (clémence « catholique »). Au début de l’année 2015, Johan Museeuw a été élu par ses pairs « meilleur coureur de tous les temps du Tour des Flandres ». Son palmarès dans la Plus belle course de Flandre, à savoir trois fois vainqueur, trois fois deuxième et deux fois troisième, est unique.

Johan Museeuw

Les catalogues de l’exposition

35 €
104 + 384 pages + 160 « images »
150 x 105 mm
éditions Kannibaal & Wielermuseum Roeselare

Boek Koers is Religie (catechismus)

La course est une Religion

Si vous souhaitez en savoir encore plus sur le thème de « La course est une religion », le livre Koers is Religie (La course est une religion) est idéal!

Les amoureux du cyclisme trouveront dans ce recueil une confirmation de leur croyance. Les profanes en la matière, quant à eux, puiseront sans aucun doute l’inspiration dans ce catéchisme. La passion est en effet l’âme de la course.

Auteurs : Thomas Ameye & Dries De Zaeytijd

 

 

Boek Le Tour Imaginaire

Le Tour Imaginaire

Le Tour Imaginaire est une véritable bible dédiée aux dieux du cyclisme. Dans Le Tour Imaginaire, fiction et réalité se côtoient. Dans ce roman, qui rassemble les temps forts de plus de cent ans de Tour de France, des participants de toutes les générations prennent en même temps le départ.

Les 160 images signées de tous les participants sont un véritable objet de collection.

Auteur: Jan Maes